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http://www.surlering.com/article/article.php/article/on-a-retrouve-la-tete-de-laetitia-perrais
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Contre la lenteur judiciaire, Gilbert Collard attaque l’Etat (France Soir, janvier 2010)

Gilbert Collard Gilbert Collard © SIPA 24 février 2000, en début d’après-midi. Au premier étage du 8, boulevard Philippon, dans le IVe arrondissement de Marseille, gît un homme. Mort, le crâne fracassé par 22 coups, touché mortellement d’un coup de couteau à la poitrine. C’est Philippe Polge, un ingénieur en informatique de 53 ans. Non loin de lui, un chandelier brisé en deux, ne portant pas d’empreintes. Sur le balcon attenant, un homme de 37 ans interpelle les voisins à la cantonade pour qu’ils appellent les secours. Lui, c’est Patrice Claustre, l’« ami » de Philippe, chez qui vit ce dernier en échange de menus services : le ménage, la cuisine, nourrir la tortue. Ensemble, ils vivent au second étage de la maison, tandis que la sœur de Philippe habite au premier, là où Philippe a été tué.
Très rapidement, les enquêteurs tiennent un suspect qu’ils ne lâcheront plus : Patrice Claustre. Malgré l’absence de preuve, la théorie de l’accusation repose sur deux éléments : d’une part, le témoignage de Stéphane B., un jeune prostitué – qui n’est jamais venu s’expliquer devant les assises – que Patrice aurait surpris avec Philippe quelques minutes avant le meurtre, et les expertises psychologiques et psychiatriques de Patrice Claustre. Aux assises des Bouches-du-Rhône en juin 2006, Patrice est condamné à douze ans de réclusion. Une peine confirmée en appel, un an plus tard.
Des cris d’innocence et l’« indifférence » de la justice
Mais entre-temps, Gilbert Collard, l’avocat de Patrice, a poursuivi ses recherches, confiant à l’écrivain et journaliste Yves Hilmann le soin d’enquêter. Celui-ci, à la lecture du dossier, y découvre « des énormités » : « Par exemple, l’enquête de voisinage des policiers tient sur une page… » Lui retrouve une femme, Magali F., une habitante d’Ile-de-France en visite le jour du meurtre chez une parente. Elle déclare avoir vu, à l’heure des faits, un jeune homme s’enfuir, un sac de sport à la main, par l’arrière de l’immeuble. Avec ce témoignage, le défenseur de Patrice tient la clé d’un éventuel nouveau procès en révision. Le 26 novembre 2009, il dépose une requête faisant état de cet « élément nouveau » – indispensable à l’ouverture d’une nouvelle procédure. Un an après, cherchant à savoir où en était l’examen de ce recours, il se voit répondre par la chambre de révision des condamnations pénales que « nous sommes toujours en attente du dossier d’assises ».
Il y a quelques jours, l’avocat marseillais a assigné l’Etat, représenté par l’agent judiciaire du Trésor, en justice. « C’est un scandale, s’indigne Gilbert Collard, on a un type qui se dit innocent et on met un an pour transmettre le dossier de Draguignan à Paris ; ça dit toute l’indifférence de la justice… Dans quel pays de droit est-on ? » L’Etat, dans cette procédure civile, ne risque qu’une amende « symbolique ». Pendant que Patrice Claustre, s’il se révélait innocent, croupit en prison, inaudible malgré ses cris.
http://www.francesoir.fr/faits-divers-justice/contre-la-lenteur-judiciaire-gilbert-collard-attaque-l-etat.79141
L'affaire Patrice Claustre dans Ring (voir l'article)
Affaire Patrice Claustre - un innocent en prison
Nicolas Sarkozy vient d'adresser une lettre personnelle à Marie-Elisabeth Claustre pour lui signifier, outre sa prise en considération du dossier Patrice Claustre, l'intérêt réel qu'il va lui apporter. Le Président de la République lui a ainsi signalé avoir chargé le Garde des Sceaux d'apporter une attention particulière aux détails du dossier judiciaire. Marie-Elisabeth Claustre remercie Nicolas Sarkozy pour l'espoir soulevé par cette lettre et lui réitère son désir d'être reçue à l'Elysée. Rejoindre le comité de soutien sur Facebook.

"Le 24 Février 2000 vers 13h00, Patrice Claustre découvre avec horreur le corps ensanglanté de son ami, dans l'appartement de sa soeur : 22 coups de couteau à la tête et deux coups de chandelier. Pris de panique, il alerte le voisinage et appelle la police qui arrive une heure et demie plus tard. Immédiatement suspecté malgré un ADN négatif et un témoin qui l'innocente, c'est sur fond d'homophobie policière que Patrice Claustre se voit mis en examen et condamné deux fois en cours d'Assises sans la moindre preuve. Du fond de la cellule où Patrice hurle son innocence, Marie-Elisabeth Claustre et l'avocat Gilbert Collard veulent faire vaciller les lourds secrets qui enterrèrent trop vite la vérité. Se battant sur tous les front, elle frôlera la résignation... Jusqu'à un matin de 2009 où deux édifiants témoignages vont lui donner la force qu'elle attendait. Celle de tout pouvoir vous raconter."
SORTIE NATIONALE 15 NOVEMBRE 2009


